mercredi 31 décembre 2025

Ce que l’on comprend du système éolien Fujinemachine, base de la tour des vents :avant lisez s'il vous plait, l'article précedent du 10 décembre 2021 qui est la base            

Voici un développement : Here is an update:

Le concept Fujinemachine/tour des vents se présente comme une approche alternative et originale de la captation de l’énergie du vent. Il repose sur deux idées clé : 1) Associer deux machines anciennes - la voile et le moulin - pour domestiquer le vent et en extraire un maximum d’énergie, 2) superposer des systèmes fujinemachine les uns à côté des autres et les uns au-dessus des autres pour elever un immeuble apte à capter l'energie des vents. Cette combinaison vise à créer une sorte de « piège à vent » qui serait peut-être plus efficace que les éoliennes tripales classiques.

The Fujinemachine/wind tower concept presents itself as an alternative and original approach to capturing wind energy. It is based on two key ideas: 1) Combining two ancient machines—the sail and the windmill—to harness the wind and extract maximum energy, 2) stacking Fujinemachine systems side by side and one above the other to create a building capable of capturing wind energy. This combination aims to create a kind of "wind trap" that would be more efficient than conventional three-bladed wind turbines .

Principes mis en avant

1. Fonctionnement continu, même avec des vents chaotiques : Le concept revendique la possibilité de fonctionner en permanence, quelle que soit la vitesse du vent, grâce à une modulation du système voile + moulin.

Key principles

1. Continuous operation, even with chaotic winds : The concept claims the ability to operate continuously, regardless of wind speed, thanks to a modulation of the sail + windmill system.

 2. Utilisation de la voile comme surface de capture : La voile sert à domestiquer et canaliser le vent dans un entonnoir, ce qui est une approche différente des éoliennes modernes.

3. Le moulin comme extracteur d’énergie : Le moulin placé à la petite sortie de l’entonnoir, transforme l’énergie cinétique du vent en énergie mécanique, comme dans les moulins traditionnels.

 4. Universalité: Le vent étant « ubiquitaire », le système pourrait fonctionner partout où il y a du vent.

2. Using the sail as a capture surface :The sail serves to harness and channel the wind into a funnel, a very different approach from modern wind turbines.

3. The mill as an energy extractor The mill, positioned at the small outlet of the funnel, transforms the wind's kinetic energy into mechanical energy, as in traditional windmills.

4. Universality : Since the wind is "ubiquitous," the system could operate wherever there is wind.

Le concept est créatif, atypique et intellectuellement stimulant. Il s’inscrit dans une démarche de recherche alternative sur la captation de l’énergie éolienne.  Il s’agit d’un concept théorique expérimental et non d’une technologie industrialisée.
  • Aucun test à grande échelle, rendement mesuré ou prototype industriel n’est documenté .

 l’idée de combiner des technologies anciennes pour repenser l’éolien est originale et mérite d’être explorée, notamment dans des contextes de recherche ou d’innovation low-tech. Cette démarche s’inscrit dans une tradition d’inventeurs qui cherchent à sortir des paradigmes établis. 

The concept is creative, atypical, and intellectually stimulating. It is part of an alternative research approach to wind energy capture. However, it is a theoretical or experimental concept and not an industrialized technology.

 • No large-scale tests, measured efficiency, or industrial prototypes are documented in the results obtained.

 •. On the other hand, the idea of ​​combining old technologies to rethink wind power is original and deserves to be explored, particularly in low-tech research or innovation contexts. This approach is part of a tradition of inventors who seek to break free from established paradigms. 

Fujinemachine : une nouvelle idée pour domestiquer le vent

L’énergie éolienne fait partie des piliers de la transition énergétique. Pourtant, depuis plusieurs décennies, le paysage technologique semble figé : les éoliennes tripales dominent, et les alternatives peinent à émerger.
C’est dans ce contexte que je propose Fujinemachine, un concept disruptif qui propose de repenser entièrement la manière de capter l’énergie du vent.

Fujinemachine: A New Way to Harness the Wind

Wind energy is one of the pillars of the energy transition. Yet, for several decades, the technological landscape has seemed stagnant: three-bladed wind turbines dominate, and alternatives are struggling to emerge.

It is in this context that Fujinemachine appears, an inventive concept that proposes a complete rethinking of how to capture wind energy.

 Un principe simple : marier la voile et le moulin

Le cœur du système Fujinemachine repose sur cette idée :
associer deux technologies anciennes — la voile et le moulin — pour créer un dispositif hybride capable de mieux exploiter les flux d’air.

  • La voile joue le rôle de capteur en faisant entonnoir : elle intercepte, canalise et amplifie la vitesse du vent.
  • Le moulin transforme cette énergie en mouvement mécanique rotatif, comme dans les moulins traditionnels. Le mouvement rotatif acquis est transformé en électricité

Cette combinaison vise à créer un piège à vent qui serait plus efficace que les turbines classiques, notamment dans des conditions de vent faible, irrégulier, fort.

 Pourquoi chercher une alternative aux éoliennes classiques ? Les éoliennes tripales modernes sont très performantes… mais seulement dans certaines conditions :

  • Elles nécessitent un vent relativement stable,
  • Elles sont moins efficaces par vents faibles,
  • Leur rendement chute fortement en turbulence,
  • Leur taille impose des contraintes d’implantation.

Le système Fujinemachine, lui, ambitionne de fonctionner en continu, même lorsque le vent est capricieux.
C'est un dispositif pensé pour être universel et simplement electromécanique, pour produire  l'électricité.  L’un des arguments mis en avant par le concept est son universalité :

Ce type d’approche s’inscrit dans une logique low-tech : utiliser des principes simples, robustes, inspirés de technologies électromécaniques éprouvées.

Comment se compare-t-il aux éoliennes modernes 

 Un concept encore en exploration

À ce stade, Fujinemachine est davantage un prototype expérimental qu’une technologie industrialisée.
Aucun test scientifique publié, mesure de rendement certifiée ou prototype grandeur nature n’est documenté publiquement.

Mais cela ne retire rien à l’intérêt du concept :

  • Il propose une vision alternative de l’éolien,
  • Il remet en question des paradigmes établis,
  • Il ouvre des pistes pour des systèmes plus adaptés aux vents faibles ou irréguliers,
  • Il s’inscrit dans une démarche d’innovation accessible.

 Pourquoi ce type d’innovation est important

L’avenir de l’énergie ne repose pas uniquement sur les grandes infrastructures industrielles.
Il dépend aussi de solutions locales, modulaires, inventives, capables de s’adapter à des contextes variés.

Le  concept  Fujinemachine rappelle que :

  • Les technologies anciennes peuvent inspirer les solutions de demain,
  • La transition énergétique a besoin de diversité.

 Proposition de collaboration scientifique et technique

1. Résumé :

Le projet Fujinemachine propose une approche innovante de la conversion de l’énergie éolienne.
Il repose sur la combinaison de deux technologies ancestrales -la voile et le moulin - pour créer un dispositif hybride capable de capter le vent de manière plus efficace, notamment en conditions de vent faible ou turbulent et de vent fort.

L’objectif est de développer une machine éolienne alternative, robuste, low‑tech, modulable, et potentiellement mieux adaptée à des environnements où les éoliennes classiques sont peu performantes.

Ce dossier vise à solliciter une collaboration scientifique pour valider, modéliser et optimiser le concept.

2.  Présentation du concept Fujinemachine

2.1. Principe général

Le système repose sur deux éléments complémentaires :

  • Une voile qui capte, canalise en entonnoir et amplifie le flux d’air.
  • Un moulin qui convertit l’énergie mécanique en énergie utile (rotation, pompage, électricité).

L’ensemble forme un piège à vent capable de fonctionner même lorsque le vent est irrégulier, faible, changeant, fort.

2.2. Objectifs techniques

  • Maximiser la captation du vent dans des conditions non optimales.
  • Assurer un fonctionnement continu, même en turbulence.
  • Proposer une alternative low‑tech, accessible et réparable.
  • Explorer des géométries et configurations inédites.

3. Intérêt scientifique et axes de recherche

Le concept ouvre plusieurs pistes d’étude pertinentes pour un laboratoire ou une école d’ingénieurs :

3.1. Aérodynamique

  • Modélisation des flux autour d’une voile couplée à un rotor.
  • Étude des régimes turbulents et des vents faibles.
  • Optimisation de la forme et de l’orientation de la voile.

3.2. Mécanique et matériaux

  • Analyse des contraintes mécaniques sur la structure hybride.
  • Choix de matériaux légers, résistants et économiques.
  • Étude de la durabilité et de la maintenance.

3.3. Énergétique

  • Mesure du rendement comparé aux éoliennes classiques.
  • Étude du couple généré en fonction des conditions de vent.
  • Optimisation du système de conversion (mécanique ou électrique).

3.4. Prototypage et expérimentation

  • Conception d’un prototype à échelle réduite.
  • Tests en soufflerie ou en environnement réel.
  • Analyse des performances et itérations de conception.

4.  État d’avancement du projet

  • Concept théorique formulé et documenté.
  • Premières maquettes expérimentales
  • Vidéos et démonstrations publiques montrant la faisabilité du principe.
  • Besoin d’un cadre scientifique pour valider et optimiser le système.

5.  Proposition de collaboration

Le projet Fujinemachine recherche :

  • Un laboratoire pour mener des études aérodynamiques et mécaniques.
  • Une école d’ingénieurs pour intégrer le concept dans un projet étudiant (TIPE, PFE, projet de recherche).
  • Un partenariat pour développer un prototype instrumenté et mesurer les performances.

Contributions possibles du laboratoire / école

  • Modélisation numérique (CFD, éléments finis).
  • Mise à disposition d’une soufflerie ou d’un banc de test.
  • Encadrement scientifique.
  • Participation à la rédaction d’un article.

Contributions du porteur du projet

  • Fourniture du concept, des plans.
  • Participation eventuelle active aux phases de conception et d’expérimentation.

6.  Applications potentielles

  • Production d’énergie electrique sans émission de CO2
  • Solutions low‑tech

7.  Contact

Jean-Noël Meneux
Inventeur du concept Fujinemachine
Site : fujinemachine.com

Base de reflexions fondamentales :

    Actuellement, notre planète bleue reçoit bon an mal an, en pleine figure de la part de ses chers êtres humains, près de 42 milliards de tonnes de CO2 (et équivalents) alors qu'elle ne peut en neutraliser (version optimiste) au mieux que 15 milliards dans le même temps. Les vilains 25 milliards qui restent, stagnent malignement dans l’atmosphère pendant 100 ans (durée minimale de vie du CO2  avant sa désintégration), voire 120 ans et plus selon d'autres expertises, augmentant du fait de leur accumulation stagnante année après année, l'effet de serre naturel, menaçant la vie universelle d'une apocalypse climatique, c’est cela l’arme de destruction massive commune. Allons-nous aveuglément vers une fin du monde (cf. augmentations sécheresse, tempêtes, maxi-canicules, tornades, etc.) ?

 L’obligation pour l’humanité est de diminuer ces émissions de CO2. Pour cela il ne faut plus tergiverser interminablement : il faut commencer par remplacer toutes les centrales électriques fonctionnant au charbon, gaz, pétrole, lignite etc., gros émetteurs de CO2, par des producteurs propres, renouvelables, ubiquitaires utilisant les ressources énergétiques vent, soleil, eau, géothermie, qui sont les parties de ce bien commun naturel destiné à l'humanité. Je n'écarte pas l'option "énergie nucléaire », peu émettrice de dioxyde de carbone, mais, sur terre, de nombreux pays ne peuvent pas se payer des centrales nucléaires, et ont aussi besoin d'énergie pour leur développement. De plus, les réserves mondiales en uranium ne sont pas infinies. Enfin, faire une centrale nucléaire est un long travail complexe (il faut pouvoir refroidir les réacteurs…en France on est saturés…), ce qui n'est pas le cas pour l’hydraulique, l'éolien, le solaire, le géothermique d'autant que maintenant, quand on comprend bien les données du climat, nous sommes dans une course de vitesse contre la menace d’un réchauffement climatique invivable. Il faut donc faire simple efficace et rapide. Une technique électromécanique simple pour l’hydraulique, l’éolien, le solaire et le géothermique est à la portée de tous contre une technique nucléaire complexe, qui ne l’est pas et présente des dangers.

Il y a me semble-t-il deux défis à relever concernant la production d'énergie électrique :

 1) Le premier est de produire suffisamment d'énergie électrique d'origine solaire ou éolienne, géothermique, hydraulique pour remplacer toutes les centrales thermiques, c'est ce qui est le plus urgent, pas uniquement en France, mais partout sur la planète et de s’en donner les moyens.  

 2) Le second, lié au constat objectif que ces énergies sont et seront toujours intermittentes (sauf la géothermie), est de trouver des moyens de stocker l'énergie, et donc soit d'inventer un vecteur énergétique intermédiaire (nouveau carburant) propre et efficace, soit de faire du stockage turbinage dans des réservoirs adaptés. Tout cela peut et doit être solutionné, si on ne veut pas voir s'abattre sur la terre un genre d'apocalypse irréversible dont on perçoit déjà les prémisses dans la multiplication des catastrophes climatiques depuis plus d’une décennie. 

Réflexion collatérale : si on veut un gros paquet d'énergie durable, renouvelable, il faut miser sur un très fort investissement d'infrastructures techniques à substituer aux centrales thermiques.

 Quelle peut être la place de l’hydraulique, de l'éolien, du solaire, du géothermique profond, dans le panier énergétique des peuples au milieu du système climatique actuel ? Ont-ils une place importante en considération de leurs avantages et inconvénients, au milieu des systèmes économiques ayant cours actuellement ? Ou leur place minime n'est-elle qu'une vitrine et un écran de fumée destinés à faire une diversion sédative de l'opinion publique naïvement béate en attendant le pire, je caricature : syndrome « de la ligne Maginot avec ses concours de belote et ses spectacles de music-hall » ? La "rentabilité financière » souvent avancée, devra s'effacer devant la nécessité vitale de survie de l’humanité, la nécessité et l’intérêt général faisant loi.

Quelques chiffres et notions à rappeler sérieusement :

       Les émissions mondiales des gaz à effet de serre ont atteint, voire dépassé ces dernières années le niveau de 42 milliards de tonnes de CO2. La planète en neutralise chaque année 15 milliards de tonnes selon certains experts optimistes et les 27 milliards restants de chaque année vont stagner et s'additionner, se cumuler, et pendant 100 ans minimum vont participer à l'asphyxie progressive de la planète et son réchauffement par un mécanisme physique archi-connu des scientifiques (depuis les expériences de Tyndall vers 1860 ; voir plus loin).

Faut-il continuer sur ce chemin qui va devenir irréversible et incontrôlable (une question concerne la possibilité d'aggravation irréversible du réchauffement climatique à partir d'une limite/seuil dont il conviendrait qu'elle soit estimée scientifiquement et annoncée clairement aux peuples, qui seraient avertis de ce qui va leur arriver s'ils continuent dans la voie actuelle) ?


Le diagnostic juste est qu'il faut diminuer au minimum de 65% au moins le CO2 global émis mondialement par l'activité humaine et accorder cette démarche au développement des peuples, étant donné qu’il n'est pas question de tout arrêter au niveau économique.

Il faut en priorité arrêter d'émettre le dioxyde de carbone rejeté pour faire de l'électricité, soit les 15 milliards de tonnes annuels.

 

Hormis l’hydraulique, l'éolien, le solaire et le géothermique, à substituer aux thermiques fossiles, il reste le nucléaire fissile dont on connait les performances formidables, (une tonne d'uranium égale en production d'énergie en moyenne, à ce que donnent 13000 tonnes équivalent pétrole) les dangers, la non-universalité, la complexité, le prix écologique à long terme, l’élitisme. 

Il y a aussi les recherches fondamentales faites dans le cadre du projet I.T.E.R dit de réacteur thermonucléaire de fusion contrôlée, dont personne ne voit l'issue avant longtemps : 2035 pour un premier réacteur seulement expérimental, (voire jamais selon certains savants thermonucléaires sceptiques) et qui pourrait être efficace industriellement vers 2100, soit après l'apocalypse climatique c'est-à-dire certainement  trop tard et jamais et ne serait accessible qu'à quelques pays riches connaissant cette technologie hyper-complexe à développer. 

 

De 280 à 420 : la survie des humains, des animaux, des végétaux va-t-elle s’arrêter ?

Cette augmentation de 44% du CO2 dans l’atmosphère et la continuation de cette augmentation sont-elles dangereuses pour la survie partielle ou totale des hommes, animaux, végétaux, du fait de l’impact de cette surconcentration à la fois sur la santé et sur l’environnement global ? 

Plusieurs données pour tenter d'y voir clair :

 Il y a deux principaux gaz à effet de serre (un gaz est dit à effet de serre s’il retourne, renvoie vers le sol terrestre, les rayons infrarouges porteurs de chaleur, issus du soleil et censés retourner vers la haute atmosphère à partir de la surface terrestre d'où il est réfléchi. Cette "reflection" des infrarouges chauds se produit si dans l’air, la molécule du gaz dit " à effet de serre" est constituée de trois atomes ou de deux atomes différents si le gaz est stable dans l’air : H2O l’eau et le COdioxyde de carbone sont les principaux. Le point essentiel dans ce dossier, à bien saisir, tourne fondamentalement autour de la durée de vie de ces deux gaz à effet de serre dans l’atmosphère basse de la terre :

La durée de vie d’H2O sous forme de vapeur d’eau dans l’air est de 7 jours au plus (la vapeur d’eau évaporée se refroidit en haute altitude et donne les pluies) : il y a donc un renouvellement très rapide de ce gaz à effet de serre et pas d’accumulation dans l’atmosphère. Le volume évaporé est fonction directe de la température de l’atmosphère. Plus il y fait chaud, plus il y a évaporation là où il y a de l’eau et donc plus il y a de pluies. L'eau représente environ 72% des gaz à effet de serre sur terre, elle est utile pour stabiliser la température sur la terre

La durée de vie de CO2 dans l’atmosphère est de 100 ans minimum voire plus selon certains experts, c’est de cette très longue durée de vie du gaz carbonique que vient la gravité d’une surproduction de ce gaz par l’activité humaine : du fait de la surproduction par l’homme de ce gaz CO2 dans l’atmosphère, il y a, vue  sa très longue durée de vie dans l’airaccumulation de ce gaz dans cette atmosphère ( et la planète ne peut pas, avec toutes ses forêts -photosynthèse- ses océans -captation du COsous formes de bicarbonates-, absorber et neutraliser tout ce CO2  produit par l’homme, en surplus de ses capacités objectives d’absorption). Il y a alors accumulation et augmentation du taux de CO2, ce qui, depuis 1960 s’amplifie.

 Que peut provoquer alors cette accumulation de CO2 au niveau de la température terrestre au cours des temps à venir ? L’activité humaine a produit l’an dernier 42 milliards de tonnes de CO2  - la moitié venant des USA et de la Chine, il faut le savoir, la France fait à peine 1% (1/124ème) -.

Ces deux gaz sont nécessaires à l’équilibre thermique de la planète : en leur absence la terre aurait une température moyenne estimée par les scientifiques à -15°, soit une impossibilité pour la vie à se développer telle que nous la connaissons. Le renvoi équilibré (comme avant 1960, et cela depuis plus de 100000 ans), des rayons infrarouges chauds par H2O (vapeur d’eau et nuages) et CO2 (diffus dans l’air) vers la terre permet normalement d’avoir une température moyenne de +15°sur la planète. Il se produit alors cet équilibre thermique actuel propice, avec d’autres facteurs, à l’épanouissement de la vie sous toutes les formes que nous connaissons.

S’il y a trop de CO2 dans l’atmosphère basse, le renvoi vers la terre des rayons infrarouges sera augmenté et aura pour conséquence physique mathématique, une élévation permanente et progressive de la température de la planète. Il y a une observation simple pour comprendre l’effet de serre : en hiver lorsque le ciel est clair et que l’on voit les étoiles, il va faire une nuit très froide, car les rayons infrarouges issus du soleil pendant le jour et renvoyés vers l’espace par la terre, ne seront pas arrêtés par des nuages d’H2O alors absents (seul le CO2 les arrêtera, mais environ 25% seulement de ces rayons infrarouges). La nuit suivante, s’il y a un ciel entièrement couvert de nuages : les infrarouges chauds venant de la terre vont être renvoyés vers le sol par les nuages d’H2O (effet de serre H2O + CO2) vers cette même terre et il fera très nettement moins froid. Vérifiez quand vous en aurez l’occasion.

Donc au terme de cette introduction nécessairement analytique et clinique, la question diagnostique qui se pose est : l’augmentation du CO2  d’origine humaine provoque-t-elle oui ou non une augmentation de l’effet de serre, et en conséquence provoque-t-elle aussi une augmentation de la température terrestre (et donc mathématiquement une augmentation de l’évaporation de l’eau, des pluies plus abondantes des vents plus forts et plus destructeurs etc.) qui aurait ainsi des effets néfastes sur l’ensemble des terriens ?

Si on répond : Non, l’augmentation du CO2 n’influe pas sur la température terrestre, alors on continuera à brûler des fossiles carbonés (pétrole, charbons, etc.) sans problème et toutes les conférences gargantuesques sur l’éventuel réchauffement climatique et ses effets seront inutiles, car il aura été « certifié » qu'il n’y a pas de réchauffement. Ce sont les propos des climatosceptiques, qui sont dans le déni de type pré-galiléen, déni auquel certains « politiques » sérieusement inconscients participent.

 

Si on répond : Oui, l’augmentation du CO2 influe sur la température terrestre, alors doit-on continuer à brûler sans mesure des fossiles carbonés au risque pour les terriens de s’autodétruire ? Ou dans ce cas faut-il proposer sans tarder une alternative aux fossiles carbonés, alternative ne rejetant pas de CO2 dans l’atmosphère ? Si c'est ainsi, il faut absolument envisager un autre plan pour l’énergie mondiale. Voilà l’enjeu principal du débat actuel et d’une prise de conscience éclairée qui doit se faire à tous les niveaux au plus vite dans l'intérêt de tous.

Pour y voir clair (pour ou contre le réchauffement climatique) ou plutôt pour éclairer les climatosceptiques (et tenter de les sortir de leurs préjugés pré-galiléens), une expérience a été décisive en …1861 : le physicien irlandais John Tyndall (1820-1893) a reproduit en laboratoire de physique un espace similaire à notre terre où il a envoyé dans différentes concentrations de CO2 des rayons infrarouges d’intensité variable, et y a mesuré la température dans chaque cas.(article complet dans Wikipédia)

 Et le résultat de Tyndall fut sans appel : le CO2 bloquait et renvoyait les infras rouges.
Il faut transposer pour la planète les résultats de cette expérience et proposer une solution contre l'excès de CO2   . Le climato scepticisme est de type pré-galiléen et très dangereux.    

Jean-Noël Meneux